Le Banquet des Généraux

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#1 2018-09-10 07:27:08

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 1133

Banquet du 8 septembre

3 parties à l'affiche du banquet de ce début septembre


Laurent, Nico et XM sur un Triumph & Tragedy :
https://preview.ibb.co/c1wHS9/20180909_131530.jpg


Oliver et Rudy sur OCS Tunisia II :
https://preview.ibb.co/dCnGn9/20180909_131541.jpg

Corto et moi-même sur Great War Commander :
https://preview.ibb.co/imQafU/20180909_162931.jpg


There's only one truth about war : people die.

-Gen. Sheridan

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#2 2018-09-10 08:15:17

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 1133

Re: Banquet du 8 septembre

Un petit CR de notre scénario de Great War Commander (désolé pour les reflets) :

Face à la crête de Vimy, mai 1916.
La ligne française s’élance à l’assaut de la position allemande. Celle-ci se compose d’une ligne de tranchée renforcée en son centre d’une casemate protégée par des barbelés. Le capitaine Nering se tient au centre du dispositif, secondé par les lieutenants Grünitz au nord et Cranon au sud. Seul point faible, au nord de la position, le commandant allemand a cru judicieux de laisser à l'arrière des tranchées une section en réserve (avec une pièce d’artillerie légère). Du fait du manque de troupes, la tranchée la plus au nord n’est du coup pas gardée. Une erreur qui se payera cher, comme la suite le démontrera. Les poilus chargent la peur au ventre. Le bombardement préliminaire a frappé trop long, n’infligeant que quelques dégâts à la ligne allemande, surtout au nord de celle-ci, achevant d’affaiblir la position allemande dans cette zone.

https://preview.ibb.co/gMsrn9/GWC1.jpg

La ligne française charge au nord et au sud, préférant contourner la position centrale trop fortifiée. Au sud, l’élan du capitaine Barnier est coupé net par les tirs de mitrailleuses. Démoralisées, la plupart des sections préfèrent se terrer dans le no-man’s land et refusent d'avancer. Au nord par contre, la section du lieutenant Ravy, après une course folle à travers une nuée de balles, parvient à la tranchée dégarnie par les allemands. Elle plonge dedans et entreprend de nettoyer la zone au corps-à-corps. Une section allemande dotée d'une mitrailleuse en fait rapidement les frais. Le lieutenant Grünitz tombe parmi les premiers.

https://preview.ibb.co/nqeAfU/GWC2.jpg

Alors qu’au sud, l’offensive marque le pas, au nord, la section du lieutenant Violette arrive à son tour dans la zone de tranchée et la nettoie lors de corps-à-corps sans pitié. A ce jeu-là, les sapeurs français sont meilleurs que les lignards allemands. La section allemande de réserve est proprement zigouillée, l’artillerie légère détruite sans avoir tiré un coup. Constatant le massacre depuis sa casemate, le capitaine Nering rappelle ses hommes vers le centre, abandonnant le secteur nord aux Français.

https://preview.ibb.co/fNm1n9/GWC3.jpg

Au sud, l’artillerie française entre en action (pas toujours avec précision) afin d’amollir la ligne allemande. Au nord, le lieutenant Ravy, profitant du repli allemand, emmène ses hommes vers les arrières. La seconde vague française déboule dans les bois, à son tour prête à lancer l’assaut.

https://preview.ibb.co/idt8Zp/GWC4.jpg

L’artillerie française tonne et martèle les tranchées avec efficacité. Les sections allemandes se terrent mais se démoralisent malgré tout. Le moral commence à flancher au sud. Au nord, un assaut malheureux emmené par le lieutenant Violette met fin, certes héroïquement, à la carrière de ce dernier. Les sections restantes, désorganisées, cessent leur avance.

https://preview.ibb.co/hOmj79/GWC5.jpg

Au nord, une section française, pensant surprendre l'adversaire, se lance à l’assaut des tranchées allemandes. Pas de bol, ils étaient attendus et les deux sections se massacrent consciencieusement. Au sud, l’artillerie française écrase les tranchées. Les sections allemandes flanchent les unes après les autres sans que les officiers ne parviennent à les rallier. Les défenses faiblissent malgré l’arrivée (hors cadre) de quelques renforts allemands au nord qui barrent la route au groupe du lieutenant Ravy.

https://preview.ibb.co/kHTgn9/GWC6.jpg

Au sud, les lignards du capitaine Barnier s’élancent enfin à l’assaut des tranchées. Celles-ci ne son plus défendues que par quelques survivants hagards qui n’opposeront qu’une résistance de principe. Le lieutenant Cranon est parmi les morts. Au nord, la section du lieutenant Ravy, apercevant les renforts allemands, se dévie et se lance à l’assaut de la colline centrale, prenant les Allemands à revers. L’artillerie teutonne, timide sur ce combat, tire alors quelques salves contre les poilus, coupant leur élan au pied de leur objectif.

https://preview.ibb.co/cw9yZp/GWC7.jpg

C'est la fin. Les tranchées au sud sont tombées aux mains de la troupe française. Au nord, les sections du lieutenant Ravy s’emparent de l’extrémité du plateau. Isolé dans sa casemate avec quelque survivants, le capitaine Nering décide de se rendre, toute résistance devenant futile. La position est prise, non sans pertes de part et d'autre (victoire française par reddition de l’ennemi).

https://preview.ibb.co/ewznS9/GWC9.jpg


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#3 2018-09-10 08:26:24

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 1133

Re: Banquet du 8 septembre

Alors, c'est bien, Great War Commander ?

C'est bien et c'est frustrant comme Combat Commander.

Frustrant parce que sans les bonnes cartes, on ne sait rien faire. En tant que joueur allemand, j'ai été considérablement affaibli par l'absence de cartes tirs au début du jeu (une seule !) alors que les Français me zigouillaient mes sections les unes après les autres (la mitrailleuse au nord et le mortier n'ont pas tiré un seul coup de la partie). En seconde moitié de partie, j'ai été également pénalisé par l'absence de cartes de ralliement. Le Français bombardaient les tranchées, mes sections sautaient les unes après les autres sans que je puisse les rallier (une section deux fois démoralisée est éliminée). Bref, des moments d'intenses frustrations où on ne sait rien faire que d'attendre en espérant que les bonnes cartes n'arrivent pas trop tard… Dur, dur quand on est habitué dans les CDG, à optimiser chaque tour. Dans GWC, il y a beaucoup de déchets et on passe pas mal de temps à défausser des cartes en espérant que la pioche amène les cartes qu'il faut.

Mais bien aussi parce qu'une fois la frustration passée (que l'adversaire subit aussi), il reste une situation de bataille chaotique, probablement plus proche de la réalité que les wargames où les troupes obéissent au doigt et à l'œil, avec au final, un narratif qui, quoique terrible, donne une bonne impression.

Donc, à refaire, en prenant un petit calmant en début de partie, en n'oubliant pas de méditer sur la sérénité en milieu de partie, en se disant que tout ça n'est pas si grave en fin de partie. Je pense qu'il y a pas mal à faire au niveau de la gestion du deck de cartes, définir et garder les cartes nécessaires, les jouer à bon escient, ne pas hésiter à défausser encore et encore, etc.

Pour finir, sur le sujet, je vous conseille la lecture de l'excellent roman de Claude Duneton : le monument. Disponible en poche chez Seuil, collection Points.

https://preview.ibb.co/gSJZqU/20180910_092405.jpg

Last edited by Col. Rosenberger (2018-09-10 14:05:59)


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#4 2018-09-10 09:10:52

Memenne
Praetorian
Registered: 2014-11-07
Posts: 123

Re: Banquet du 8 septembre

Colonel,

Quelles sont les spécificités par rapport à Combat Commander ?

Manu

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#5 2018-09-10 09:17:29

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 1133

Re: Banquet du 8 septembre

Je ne suis pas un grand expert de Combat Commander et il y a longtemps que je n'y ai pas joué mais les cartes sont, évidemment, différentes. Les règles d'artillerie sont adaptées (je pense qu'il y en a plus avec trois types de tirs différents). Le commandement est différente avec possibilité d'activer le "leader le plus haut gradé" puis, en cascade, les officiers subalternes. La nécessité pour les troupes d'être dans le rayon de commandement d'un officier pour éviter d'être automatiquement "suppressed" en fin de tour. Puis les tranchées, le gaz, etc...


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-Gen. Sheridan

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#6 2018-09-10 09:22:05

Memenne
Praetorian
Registered: 2014-11-07
Posts: 123

Re: Banquet du 8 septembre

OK. Je voulais voir à quel point cela apporte une autre expérience de jeu. Et, partant, si l'investissement vaut la peine...

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#7 2018-09-10 16:58:06

Corto
Praelatus
Registered: 2007-03-15
Posts: 1187

Re: Banquet du 8 septembre

Quel sens de la narration! Le wargame vu comme un roman cool
Mais, cher Colonel, tu n'as pas parlé de notre premier affrontement, joué au matin, qui vit s'illustrer le lieutenant Rommel dans le village de Bleid (Belgique) le 22 août 1914!
Car ce qui est bien, avec GWC, c'est que le matériel est joli (ah! ces cartes et ces pions clippés...) et les situations variées.
Nous nous battîmes donc comme des chiffonniers dans ce village, où les Teutons cherchaient à en expulser les vaillants pantalons rouges. Intéressant, mais nous avions du mal à conclure...

P.S.: juste pour la forme. Cette bataille de Vimy a eu lieu en 1915.

Last edited by Corto (2018-09-10 17:02:05)


"Soldats du 5e de ligne, reconnaissez-moi! S'il en est un qui veuille tuer son général, son empereur, il le peut: me voilà!" (7 mars 1815).

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#8 2018-09-23 20:51:15

FredhoT
Praetorianus
Registered: 2014-02-20
Posts: 233

Re: Banquet du 8 septembre

Et ben, vous jouez à des wargames tactiques sur la lune maintenant? :-)

NB: content de voir le retour de Rudy.


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FredhoT

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