Le Banquet des Généraux

Welcome to our discussion forum!

You are not logged in.

#1 2015-01-27 10:07:34

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 938

Compte rendu janvier 2015

Kingdom of Heaven : la 7ème Croisade, un compte-rendu à charge (de cavalerie lourde)


Sacré Louis !
http://img4.hostingpics.net/pics/701515EmileSignolLouisIXditSaintLouisRoideFrance12151270.jpg

Louis IX wrote:

On a gagné, les doigts dans l’nez

Sultan Ayub wrote:

On a perdu, les doigts dans l’…

Un zeste de vulgarité pour débuter et rappeler que nous parlons d'une époque rude et virile où on se lavait à la bouse de vache et on se mouchait dans sa manche. Mais remontons le temps sans plus tarder...

Il était minc', il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
Mon crusader !
Y avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière !


Printemps 1249 : la rumeur court en Terre Sainte que le roi de France arrive à la tête d’une puissante armée. Vive la Sainte Ostie ! Les Francs piaffent – sauf Bohémond V d'Antioche qui s’en fout, il boude et personne ne sait pourquoi – mais les mois passent et rien ne vient. Le roi Louis se trouve à Chypre où il peine à rassembler une flotte pour transporter ses troupes (deux jets de naval move ratés consécutivement). Pendant ce temps, les chefs musulmans s’inquiètent, scrutent la mer, jurent de se battre sur les plages. Yussuf rassemble une armée à Damas pendant qu’Ayub fait de même dans le delta du Nil. On astique les sabres. On chauffe les chevaux. Ca va saigner ! Finalement, le roi Louis débarque à Acre, ville franque (et non en Egypte où la rumeur l’annonçait, déception des locaux). Au milieu de la foule des croyants bavant d’admiration qui essaient de lui lécher les pieds, le roi de France proclame aussitôt sa volonté de libérer Jérusalem. Allez hop, Deus Vult !  Gros succès, évidemment, le public est conquis. Y a une bonne ambiance, reconnait le roi. Mais le Sultan Ayub n’est pas impressionné (j’ai déjà vu ça, dit-il à son vizir). Il finit son thé à la menthe, ajuste son turban et commence la traversée du Sinaï afin de se porter au-devant du mécréant. Yallah ! Pendant ce temps, Yusuf, plus réservé, plus à portée de baffes aussi, renforce les défenses de Jérusalem et d’un autre château sur la route entre Acre et Damas.

Saint & Louis sont dans un bateau...
http://img4.hostingpics.net/pics/185057Seventhcrusade.jpg

A ce stade, il faut remarquer que le rapport de forces avantage terriblement le Franc qui dispose d’un chef d’exception (Louis, un 2/4/8, un chef qui bouge facilement, qui se bat très bien et peut commander beaucoup de troupes) et de deux autres chefs francs (Bourgogne et Henry de Chypre) pouvant lui être subordonnés, ce qui permet la constitution d’une armée puissante (9 à 10 unités en comptant que les unités franques ont 3 points de force chacune tandis que les unités musulmanes ont 2 points de force sauf une qui en a 3). Les deux chefs musulmans sont eux mauvais (Yusuf, 2/2/6) ou très mauvais (Ayub, 3/1/6) et ne peuvent se subordonner l’un à l’autre (les armées sont donc limitées à 6 unités). De plus, en débarquant à Acre plutôt qu'en Egypte, Louis peut compter sur les contingents du royaume de Jérusalem de même que sur les Templiers et les Hospitaliers (des mecs bien costauds, pas beaucoup d'humour mais costauds). En conséquence, l’armée commandée par Louis va compter dans la partie plus ou moins 36 facteurs de combat là où les deux chefs musulmans peuvent rassembler et commander chacun un maximum de 15 facteurs de combat (13 pour Ayub) sans possibilité de les combiner. Notez que malgré sa grosse armée, Louis dispose d’assez de troupes pour laisser tout au long de la partie plusieurs unités en garnison à Acre. Il est de toute façon extrêmement difficile pour le Musulman d’assiéger des ports en raison du manque de soutien naval (en Terre Sainte, tout le monde sait que le Musulman n’aime pas les ports). Quant à réussir un call to surrender avec la super armée franque dans les parages, on peut oublier, Allah est grand mais quand même. Dernier point : pour l’emporter, les Francs doivent prendre 6 PV, une promenade comme on va le voir.

Reprenons. Le roi Louis ne perd pas de temps à se mettre en route vers la Ville Sainte (à deux jets de pierre d’Acre) avec sa formidable armée. Louis se plante devant la forteresse gardant la Ville Sainte (Jérusalem n’a pas de murailles dans ce scénario et est donc assimilé à un stronghold) et, revêtu de sa plus belle armure, celle qui brille au soleil, demande la reddition sans résistance. Devant pareille armée et pareille armure, les défenseurs perdent espoir et la ville se rend immédiatement (jet de dé call to surrender réussi, NB : 3 chances sur 6 de succès, + 2 PV pour les Francs). Awé, pas cool, se disent les Musulmans qui espéraient quand même un peu de fight. Découragé par la reddition facile de Jérusalem autant que par la taille de l’armée ennemie qui lui interdit tout espoir de l’emporter sur le champ de bataille (impossible d’espérer une victoire à 1 contre 2 avec la table de combat), le Sultan Ayub fait demi-tour en marmonnant des imprécations tandis que Yusuf fortifie la plaine devant Damas, histoire de se calmer les nerfs. L’année s’achève par la nouvelle que le roi d’Arménie a remballé les émissaires francs venus lui proposer une alliance (jet de diplomatie raté). L’Arménie reste neutre.

1250 : Le roi Louis, qui a passé l’hiver à faire le touriste à Jérusalem qu’il a trouvé très bien mais un peu en ruine tout de même , continue la reconquête de la Terre Sainte. Il amène sa puissante armée devant Kérak. Si Yusuf demeure retranché dans Damas, Ayub s’avance dans le Sinaï par la route sud et va se planter à Ailah, port de la Mer Rouge non  loin de Kérak, histoire de montrer qu’il est un peu là quand même. Respect au Sultan du Caire, quoi, merde ! Mais par rapport à celle du roi Louis, l’armée d’Ayub ne fait pas illusion (force < 50 % de la force de l’armée ennemie et donc pas d’effets sur le jet de surrender). Les défenseurs de Kérak se rendent aussi rapidement que ceux de Jérusalem (call to surrender réussi, NB 4 chances sur 6 de réussite, + 1 PV pour les Francs). Les émissaires francs repartent vers le roi d’Arménie avec moults cadeaux sans que celui-ci ne daigne les recevoir (jet de diplomatie raté). Les Musulmans, franchement découragés par la tournure des événements, ne savent que faire (plusieurs cartes « 1 » injouables défaussées). Au Caire et à Damas, l’année se termine « dans une certaine morosité ».

Automne 1250 : Louis à Kérak, Ayub à Ailah et Yusuf à Damas
http://img4.hostingpics.net/pics/15492920150125132500.jpg

1251 : Ayub a réussi à garder son armée intacte à Ailah (les soldats se dispersent normalement en fin d’année), ce qui lui évite de devoir refaire le tour des campagnes égyptiennes pour ramener ses gars sous les drapeaux (carte winter campaign) et lui fournit une bonne base de départ pour l’année à venir. Quand il apprend que Louis fait route vers le Nord, il se dirige vers Kérak. Son plan est simple : reprendre la forteresse pendant que Louis est occupé à Damas. Mais les défenseurs de Kérak sont galvanisés par la présence de l’armée franque en Terre Sainte et refusent de se rendre (ils se montrent même assez grossiers du haut de leurs remparts, ces chiens d’infidèles). Ayub doit installer le siège. Il vient à peine de commencer à siroter son thé à la menthe en contemplant avec plaisir la ville prise dans un étau vengeur implacable – la colère d’Allah est sur elle que le roi Louis revient avec armes et bagages. Grosse panique ! Conscient de son peu de chances de l’emporter sur le champ de bataille, Ayub tente de fuir mais n’y parvient pas (avoid battle raté mais il n’y avait qu’une chance sur 6 de le réussir, c’est pas une flèche non plus). La bataille rangée qui s’en suit est un désastre pour les Musulmans. L’armée égyptienne est anéantie dans sa totalité (6 unités – 10 steps) et Ayub tué (et pas remplacé, donc 50 % des capacités de commandement en moins pour le Musulman à partir de maintenant vu qu’il ne possède plus qu’un leader, Yusuf). Quand la nouvelle atteint le nord, le roi d’Arménie, pas futefute mais quand même, se dit qu’il est peut-être temps de changer de camp (jeu du pion diplomatic advantage gagné par le Franc après la bataille) et s’allie aux Francs (jet de diplomatie réussi, +1 PV pour les francs). L’armée arménienne marche aussitôt vers Edesse. La réaction musulmane est immédiate : des milices sont levées pour renforcer les garnisons du nord, les ulémas prêchent le djihad contre ces chiens galeux d’Arméniens-de-ta-mère. Des renforts arrivent. Edesse et Alep se remplissent de troupes dans l’allégresse et les youyous (3 unités chacune). On astique les sabres, on chauffe les chevaux, ça va saigner (ça vous rappelle quelque chose ?).  Mais quand le roi d’Arménie arrive devant Edesse, la ville préfère se rendre sans combat malgré les nombreuses troupes présentes en garnison (call to surrender réussi, il y avait 1 chance sur 6, conséquence 3 armées musulmanes détruites et + 3 PV pour les francs)… A ce stade, les Francs ont suffisamment de points de victoire pour l’emporter (grâce à 4 jets de dé : Jérusalem, Kérak, Arménie, Edesse) et pourraient passer à la défensive, ce qui, au vu du rapport de forces, tuerait la partie. En même temps, les Francs sont tellement peu menacés qu’ils n’ont aucun intérêt à s’arrêter en si bon chemin (de Damas). Le Musulman boira donc le calice jusqu’à la lie. Il faut noter qu’à aucun moment le joueur musulman n’a pu faire quoi que ce soit pour empêcher le gain de ces points de victoire (Edesse était au maximum des modificateurs de résistance, Kérak et Jérusalem étant des strongholds, il n’était pas possible d’augmenter leur résistance). Bref, un sentiment très désagréable commence à s’installer de mon côté, celui de jouer à… un très mauvais jeu (malgré un système plaisant et des cartes magnifiques).

Eté 1251 : les chiens galeux d’Arméniens-de-ta-mère à Edesse
http://img4.hostingpics.net/pics/50946920150125150920.jpg

1252 : lassé de l’inaction et du thé à la menthe, Yusuf décide de se porter au secours d’Edesse, laissant une garnison imposante (3 unités) à Damas. Le roi Louis, le fourbe, qu’il croupisse en enfer à être conchié sans fin par les 108 démons du Machrekh, en profite pour mettre le siège tandis que Yusuf fait de même devant Edesse. Mais le siège d’Edesse se passe mal. Plusieurs sorties des assiégés occasionnent des dégâts considérables (ces Arméniens sont des vrais malades !) et Yusuf finit par être obligé de lever le camp, son armée devenant chaque jour de plus en plus faible sans que la résistance des assiégés ne diminue. Devant Damas, au contraire, les Francs progressent malgré la résistance acharnée des Musulmans. La ville tient cependant et à la fin de l’année, une terrible épidémie ravage le camp des Francs. Près de 40 % des troupes y passent (dont Bourgogne) avant que l’épidémie se propage en ville, liquidant 25 % des défenseurs. Malgré l’épidémie, l’armée de secours rassemblée par Yusuf de retour d’Edesse (15 facteurs de combat, le maximum) est encore inférieure en force aux survivants en loques souillées du roi Louis (18 facteurs de combat plus l’odeur). La bataille est trop risquée et Yusuf préfère éviter le combat (à jet égal, il fait moins de dégâts que le Franc et celui-ci a un + 2 au dé grâce à Louis plus le fait que le Musulman n’a aucune cartes de combat favorables en main, Allah est grand mais quand même bis).

Hiver 1252-1253 : Damas outragé ! Damas brisé ! Damas martyrisé ! Mais Damas pas libéré ! Yusuf ne fait que passer...
http://img4.hostingpics.net/pics/67380120150125150923.jpg

1253 : Ca sent le sapin, dit Yusuf à sa favorite en guise de vœux de nouvel an. Au début de l’année, Damas tombe aux mains des Francs (+ 3 PV) sans que Yusuf n’ait pu intervenir (la partie est morte). Désespéré par la perte de sa capitale, celui-ci fonce sur Kérak mais les défenseurs, toujours aussi désobligeants, refusent de se rendre. Craignant que Louis ne se renforce encore, Yusuf décide alors de tenter le tout pour le tout et d’attaquer l’armée franque affaiblie. La seconde bataille rangée de la campagne est aussi désastreuse que la première. La charge de la cavalerie lourde franque ne fait pas de cadeaux (+ 2 au dé en plus du +2 pour la différence de qualité de leadership, soit +4 sur 1d6). L’armée musulmane est une nouvelle fois anéantie (6 unités – 11 steps, la moitié suite à la poursuite, passons sur la bizarrerie qu'une armée de fantassins parvient à anéantir en poursuite les survivants d'une armée de cavaliers) et Yusuf tué. Ainsi se termine la croisade victorieuse du roi Louis… Ah ? Et les Mameluks, me direz-vous ? Baibars and co ? Pas vus, pas arrivés…

The end. La teuf de fin de croisade.
http://img4.hostingpics.net/pics/963974l9damiette1.jpg

Inutile de dire que si ça a l’air sympa en narration, je me suis royalement emm… une fois que je me suis rendu compte que tout se résumait à quelques jets de dés (cf. la chute d’Edesse) sans que le joueur musulman puisse espérer faire quoi que ce soit. Battre l’armée franque en bataille rangée est impossible, s’y risquer est suicidaire comme la partie l’a démontré. Renforcer les strongholds est tout aussi impossible (la seule possibilité pour augmenter leur résistance est soit d’y caser un chef qui se fait capturer si le siège réussi, ce qui ampute de 50 % les possibilités d’actions du Musulman, soit d’amener à proximité une armée d’une force au moins égale la moitié de l’armée assiégeante, ce qui est impossible pour le Musulman dans ce scénario). D’autre part, le battle rating de Louis (4) garantit un bon pourcentage de réussite dans les call to surrender (+ 1 au dé, soit 4 chances sur 6 de réussite sur un stronghold standard, 3 sur 6 pour ceux abritant un chef)… Restent les villes, quand elles ne tombent pas d’un coup de dé chanceux comme Edesse. Le siège de Damas fut un peu plus épique que le reste mais l’issue ne fit jamais de doute tant la disproportion des forces était grande (et sa chute n’était pas nécessaire à la victoire franque, il y avait donc assez peu de tension).

Il faut ajouter cependant que Nicolas, mon adversaire, a choisi une stratégie gagnante en délaissant l’Egypte pour frapper au coeur de la Terre Sainte, ce qui lui a permis de se renforcer immédiatement avec les Francs déjà présents à Acre (et environs) et de compter sur les puissantes forteresses templières et hospitalières pour garder ses arrières tout en agissant sur un tout petit terrain qui lui permettait de projeter sa force partout. L'avantage d'une telle stratégie par rapport à une stratégie égyptienne semble évident. De plus, il a attaqué à l’économie, ne ciblant que les forteresses et villes (Jérusalem, Kérak, Edesse, Damas) dont il avait besoin pour gagner, évitant de se disperser. L’avance méthodique de sa puissante armée a été implacable. Elle n’avait que le défaut d’être totalement imparable. Bien joué, Thingol.

Le mot de la fin : après la conclusion de ce scénario, l’impression que je retire de Kingdom of Heaven est très très mauvaise. C’est une chose de perdre, on ne peut pas gagner tout le temps. C’est une chose de perdre parce qu’on fait de mauvais jets de dé, c’est râlant mais ce sont les dés. Mais perdre parce qu’à aucun moment, le rapport de force ne s’équilibre, c’est la marque d’un mauvais design. Enfin, ceci dit, j'ai quand même passé un bon après-midi, hein, comme d'habitude, d'autant que...

Le mot final de la fin : après ce scénario désastreux, nous avons joué 4 tours de la Seconde Croisade qui m’a semblé nettement plus équilibrée. Le problème se situe donc peut-être dans le scénario sélectionné que dans le jeu proprement dit (n’empêche que laisser traîner pareil scénario est une faute professionnelle).

Le dernier mot final de la fin : à la réflexion, le déséquilibre tenant essentiellement au lieu du débarquement de Louis (qui, à Acre, autorise la réunion de toutes les forces franques, ce qui n'est pas le cas en Egypte), une solution de rééquilibrage du scénario est peut-être d'obliger le Franc à débarquer à Damiette ou à Alexandria (automatiquement au round 1) comme il l'a fait historiquement...

Allez hop, Deus Vult !

Last edited by Col. Rosenberger (2015-01-27 18:51:12)


There's only one truth about war : people die.

-Gen. Sheridan

Offline

 

#2 2015-01-27 18:39:45

Col. Rosenberger
Praelatus
Registered: 2008-10-27
Posts: 938

Re: Compte rendu janvier 2015

Whistling Dead, reportage sur le vif de notre envoyé spécial à Vella la Cava

http://img15.hostingpics.net/pics/54860863f3a00d6a246c39ca8100d2c89a669a.jpg

La seconde partie du banquet était une partie de Whistling Dead entre Pascal et Maudilory, un affrontement entre un avion japonais et un avion américain au-dessus du Pacifique.

Voici une photo du début de partie (oui, oui, il n'y a que deux pions)
http://img15.hostingpics.net/pics/19248120150125132517.jpg

Violent, hein ?

Et voici une photo plutôt de la fin de partie, attention
http://img15.hostingpics.net/pics/220795GetAttachment.jpg

Vu de l'extérieur, l'ambiance était un peu zen, comme regarder un épisode des Têtes Brûlées ralenti 200 fois à côté de deux comptables en train de finaliser les comptes annuels. On regarde la carte en silence, de peur de les déranger (en même temps, il n'y a que deux pions, hein).

Une photo de la table de jeu en fin de partie
http://img15.hostingpics.net/pics/870449paperwork.jpg

Je me moque mais les adversaires se sont bien amusés (j'ai entendu parler de manoeuvres de slip) et auront certainement bien des choses à raconter.

http://img15.hostingpics.net/pics/226282images.jpg

Last edited by Col. Rosenberger (2015-01-27 21:24:23)


There's only one truth about war : people die.

-Gen. Sheridan

Offline

 

#3 2015-01-27 20:47:33

thingol
Praetorianus
From: Ath
Registered: 2009-07-23
Posts: 288

Re: Compte rendu janvier 2015

Magnifique compte-rendu !!! On en veut comme cela tous les mois smile

Offline

 

#4 2015-01-28 13:58:01

Corto
Praelatus
Registered: 2007-03-15
Posts: 932

Re: Compte rendu janvier 2015

Excellent en tous points, effectivement! Bravo!

Tu ne nous ferais pas le CR de la partie de "Clash of Monarchs" du mois dernier, hmmm?


"Soldats du 5e de ligne, reconnaissez-moi! S'il en est un qui veuille tuer son général, son empereur, il le peut: me voilà!" (7 mars 1815).

Offline

 

#5 2015-01-28 14:19:17

De Becker
Praetorianus
Registered: 2007-12-07
Posts: 275

Re: Compte rendu janvier 2015

On peut voir la plume d'un spécialiste qui écrit de grands rapports.
Belle photo de Papy Boyington de la série télévisée des années 70.
Je regardais chaque épisode ( même plusieurs fois) quand j'étais jeune.

Rudy

Offline

 

#6 2015-01-29 17:13:35

Maudylori
Praetorianus
From: Bruxelles
Registered: 2009-06-11
Posts: 333

Re: Compte rendu janvier 2015

Bravo pour le compte rendu Bertrand !

Cette photo de Whistling Death a bien réussi à capturer toute l'intensité de notre partie. Avec Pascal ce fut 1min 48s de pures sensations.

Bon, 18 tours de joués: un tour couvrant 6 secondes. Autant dire que nous avons fait 3 petits tours l'un autour de l'autre pour ne créer au final qu'une seule opportunité de tir (qui a lamentablement échoué d'ailleurs). C'était un scénario d'entrainement qui va avec les quick start rules.

Au début il nous a fallu quelques heures pour défricher les règles et comprendre comment bien remplir son log pour faire voler ces boites de conserves. Il y a beaucoup de renvois  aux fiches de données de chaque avion et des petits calculs à effectuer pour connaitre l'intensité de sa prochaine accélération/décélération ou ses gains/pertes d'altitude. Rien de bien compliqué mais ça sent le jeu "à l'ancienne".
Ca ressemble à un jeu de comptable, ça en a l'avant gout mais à la fin nous faisions un tour complet en moins de 10 minutes. Ce qui me fait dire qu'une partie avec au moins 2 avions par camp serait beaucoup plus intéressante tactiquement, avec beaucoup plus d'occasions de tirer, et n'empêcherait pas l'initiation.

Un bon moment quand même sur ce jeu. Malgré la complexité initiale les sensations typiques des jeux tactiques aériens (chasseur/chassé etc.) arrivent très vite. Je ne connais pas tout ce qui se fait sur cette période en tactique aérien mais j'imagine qu'il y a plus simple tout en amenant une bonne dose de simulation.


“Your communication demanding surrender of my command I acknowledge receipt of, and would respectfully reply that we are prepared for the “needless effusion of blood” whenever it is agreeable to you.” 
— John Corse, October 5 1864

Offline

 

#7 2015-01-30 13:25:19

Pascal Antoine
Praelatus
From: Floriffoux
Registered: 2007-06-24
Posts: 1248

Re: Compte rendu janvier 2015

Notre Frère d'Armes, Col. Rosenberger nous avait caché ses talents de storyteller! cool

Peut-être devrions nous le laisser faire nos futurs CR? tongue

En tout cas, BRAVO! big_smile


En ce qui concerne Whistling Death:

Tout heureux d'avoir trouvé en Maudylori (Laurent) un partenaire pour essayer un jeu de la série Fighting Wings, je me suis donc lancé dans la lecture des Quick Start Rules: 6 pages au lieu de la grosse brique de 80 pages - qui est cependant prévue pour un apprentissage programmé par étapes - heureusement! roll

J'avais beau lire et relire les phrases de chaque règle, je ne pouvais cependant tout assimiler, tellement les abréviations sont nombreuses: Et, en arrivant à certaines règles, je commençais à me gratter la tête... Exemple d'une phrase dans le résumé du mouvement d'avion:

Expend FPs in compliance with Flight Proportion restrictions of AFA. (HPFs & VPFs may be mixed in any order.) If transition > 1 step, max VPFs for AFA must be used unless AFA is vertical.

Hé!?! yikes

Il y a aussi les inévitables termes spécialisés, du genre "snap roll" ou "Hammer Head manoeuver" dont nous ignorons tout!

Cela ne nous a pas empêchés de nous accrocher et, en combinant nos bouts de compréhensions respectives, de finir par faire voler nos avions! lol YES! wink [Un des avantages de s'y mettre à deux plutôt que tout seul.]

Nous avions pris le premier scénario, qui mettait face à face un Wildcat et un Zéro... Face à face, c'est beaucoup dire: Le Zéro (que je jouais) commençait en position favorable: Plus haut et en arrière du Wildcat. Le Zéro dispose aussi d'une vitesse et manœuvrabilité supérieures... Alors, du tout cuit?

Pas du tout, car le scénario, basé sur l'histoire, précisait que le pilote japonais avait manqué sa cible et, allant trop vite, s'était retrouvé devant le Wildcat... qui l'avait alors descendu! Hum...

Maudylori a amorcé une montée vers la droite, pendant que je continuais sur ma lancée en léger virage sur la gauche: Résultat? Le Wildcat s'est retrouvé hors de ma zone de tir! mad [Bien joué, Maudylori!] cool

La séquence de jeu est décidée par une initiative. Il n'y a pas de mouvements pré-notés: Celui qui gagne l'initiative a l'énorme avantage de pouvoir réagir aux mouvements de son adversaire!

Maudylori a continué sa montée sur la droite pendant que je faisais un looping, suivi d'un nouveau virage sur la gauche (vers lui) ... C'est alors qu'il a gagné l'initiative et s'est retrouvé en position de me tirer de flanc! Il avait 59% de me toucher  (1:1 - Entre 1 et 6 points de dommages) mais, à mon grand soulagement, il a sorti un 96% aux dés: Probablement que je lui suis passé trop vite devant le nez! roll

Pour décrocher, je me suis lancé dans un virage serré sur la gauche, mais Maudylori a alors pris de la distance.

Constatant que son appareil était plus manœuvrable à plus faible altitude, Maudylori a entamé un long piqué : Surpris par sa manœuvre, il m'a fallu du temps pour le rejoindre à sa nouvelle altitude et essayer de me placer correctement.

Nous avons alors cerclé l'un autour de l'autre et le combat s'est terminé (deuxième photo) par une position où le Wildcat était encore une fois juste hors de portée de tir du Zéro!

Bref, j'ai encore du pain sur la planche avant de manier mon zinc de façon efficace! hmm

En résumé:

Même si cela nous a demandé des efforts, nous sommes quand même arrivés à nous plonger dans l'ambiance d'un dogfight et nous en sommes très heureux: Nos efforts ont été récompensés!

Je suis donc partant pour une suite à deux avions contre deux. Quatre joueurs, ce serait pas mal non plus...

Pascal  tongue


"La guerre fait de nous des monstres"... "C'est parce que nous sommes des monstres que nous faisons la guerre." - François Bourgeon - Dialogue extrait de la BD "La Petite Fille Bois-Caïman" - Courez acheter les 2 tomes, ainsi que toutes les BD de François Bourgeon - VITE!  :-))

Offline

 

#8 2015-02-03 10:53:56

Pensee
Praelatus
Registered: 2007-08-26
Posts: 247

Re: Compte rendu janvier 2015

joli !!

Offline

 

#9 2015-02-03 23:01:32

The Guru
-
Registered: 2007-03-07
Posts: 739

Re: Compte rendu janvier 2015

Tout ça ne nous rendra pas le Congo


"It is well that war is so terrible - lest we should grow too fond of it." General Lee.

Offline

 

Board footer

Powered by PunBB
Designed by Applejuice Overdose
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson